A Créteil

1ère rencontre à Créteil

Le 30 novembre 2011 à Créteil, des collégiens et des lycéens du Val-de-Marne préparant le CNRD ont écouté et posé des questions à quatre ancien(ne)s déporté(e)s et un historien. Les interventions et échanges ont été enregistrés par l’équipe audiovisuelle du CRDP de Créteil.

Nous avons participé à cette rencontre, qui a contribué à l’accomplissement de notre travail. Voici quelques extraits de cette rencontre.


Olivier Lalieu

Historien (Mémorial de la Shoah)

Historien, responsable de l’aménagement des lieux de mémoire et des
projets externes du Mémorial de la Shoah, Olivier Lalieu est l’auteur du
livre La résistance française à Buchenwald, Tallandier, 2012.

Thèmes abordés :

Résister dans les camps nazis, une situation exceptionnelle,Lʼunivers concentrationnaire,

Les centres de mise à mort,
Les conditions et les formes de résistance,
Lʼinsurrection de Buchenwald,
Lʼinsurrection du Sonderkommando dʼAuschwitz-Birkenau.

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Denise Vernay

résistante déportée à Ravensbrück

Née à Paris en 1924 dans une famille juive, elle est étudiante à Nice àl’automne 1940. Rapidement, elle diffuse les messages entendus surRadio Londres. Elle aide à cacher des enfants juifs menacés d’arrestation, comme son père a accueilli des réfugiés juifs allemands avantguerre. Par l’intermédiaire d’une amie institutrice, elle s’engage dans le mouvement Franc-Tireur à l’été 1943 et entre en clandestinité. Elle est agent de liaison à Lyon de septembre 1943 à avril 1943, puis rejoint la lutte armée en Haute-Savoie au sein des Mouvements unis de la Résistance. Arrêtée le 18 juin 1944, elle est interrogée par la Gestapo de Lyon. Emprisonnée au fort Montluc Montluc, puis au fort de Romainville, elle
est déportée comme résistante au camp de Neue Bremm puis à celui de Ravensbrück en juillet 1944. Amie et compagne de déportation de Germaine Tillion. Elle est transféré en mars 1945 au camp de Mauthausen où elle est libérée par la Croix-Rouge le 22 avril.

Thèmes abordés :

La résistance, lʼarrestation et la déportation,
Survivre : un instinct de vie,
Etre Verfügbar pour éviter le travail régulier,
« Organiser » pour se procurer lʼindispensable,
Ne pas travailler pour lʼeffort de guerre allemand,
Fabriquer et tenir un carnet clandestin.

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Annette Chalut

Née à Paris en 1924 , elle est internée au fort de Romainville. Elle est déportée le 13 mai 1944 à Ravensbrück, puis au Kommando de Hanovre-Limmer, dépendant du camp de Neuengamme, puis Bergen Belsen où elle est libérée le 15 avril 1945. Elle préside le comité international de Ravensbrück.

résistante déportée à Ravensbrück

Thèmes abordés :

Tentative pour ne pas partir dans un transport,
Sabotage de la production de masques à gaz,
Refus de toute prime de production,
Célébrations non autorisées à Noël 1944,
Tenir grâce à la fraternité et la solidarité.

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Gaston Viens

résistant déporté à Buchenwald

Né en 1924 à Cheval-Blanc (Vaucluse) dans une famille de maraîchers, Gaston Viens rejoint la résistance en 1941 en adhérant à un cercle clandestin de la Jeunesse communiste et en s’engageant dans les FTPF en 1942 dans la région de Saint-Rémy-de-Provence. Arrêté le 14 juillet 1943 par la Gendarmerie française au cours d’une action visant à inciter les jeunes à ne pas partir pour le STO en Allemagne, il est enfermé à la prison d’Avignon puis à la prison d’Aix-en-Provence. Jugé par le tribunal spécial et interné au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe. Transféré à la gare de Toulouse le 30 juillet 1944, il est déporté au camp de Buchenwald avec les emprisonnés de la région. Avec le groupe dont il est le responsable, il est affecté à la brigade d’action libératrice. Agent de liaison des groupes de combat, il participe les armes à la main à
l’insurrection du 11 avril 1945.

Thèmes abordés :

La résistance, lʼarrestation et la déportation,
Lʼimportance des organisations de résistance antifascistes,
La lutte entre les verts et les rouges pour le contrôle de lʼadministration détenue,
Le Comité des intérêts français (Marcel Paul et Frédéric-Henri Manhès),
Lʼaide aux déportés français à Buchenwald,
La préparation de lʼinsurrection (la Brigade dʼaction libératrice),
Importance et limites de la solidarité entre les détenus français,
La libération de Buchenwald.

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Léon Zyguel

déporté à Auschwitz puis Buchenwald

Né à Paris en 1927 de parents juifs polonais émigrés en France, Léon
Zyguel subit les persécutions antisémites. Le père est arrêté à Paris lors
d’une rafle en août 1941. Arrêté par la Feldgendarmerie avec sa mère et
ses frères et soeur à Mont-de-Marsan, en juillet 1942, lors d’une tentative
de passage en zone non-occupée, il est enfermé au camp de Mérignac.
Transféré en août à Drancy, il y retrouve son père, interné depuis l’été
1941 à la suite d’une rafle, puis à Pithiviers. Il est déporté au camp d’Auschwitz
par le convoi n° 35 (1028 déportés et seulement 23 rescapés, dont
Léon Zyguel et son frère Maurice). Il est affecté à divers Kommandos de
travail, dont l’un est chargé de d’enterrer les morts. Évacué d’Auschwitz
en janvier 1945, il parvient au bout d’une douzaine de jours au camp
de Buchenwald. Il est sauvé avec son frère par la résistance intérieure
du camp, en particulier par des détenus français. Le 11 avril 1945, Léon
Zyguel participe à l’insurrection armée et à la libération du camp.

Thèmes abordés :

Lʼarrestation et la déportation,
Affectation dans un camp de travail du complexe dʼAuschwitz,
Survivre dans un camp de travail : lʼimportance de la solidarité,
Lʼévacuation dʼAuschwitz : les marches de la mort,
La solidarité à Buchenwald ; redevenir un homme et un combattant (hommage à Guy Ducoloné),
Lutter contre les évacuations de déportés de Buchenwald vers dʼautres camps,
Participer à lʼinsurrection des détenus de Buchenwald.

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Pierre Daix

résistant déporté à Mauthausen

Né en 1922 à Ivry-sur-Seine, Pierre Daix adhère au Parti communiste
français en 1939. Dès juillet 1940, il crée un club étudiant du Centre
laïque des auberges de la jeunesse qui sert de couverture à l’Union
des étudiants communistes clandestine. Après avoir participé aux
premières manifestations étudiantes à Paris à l’automne 1940. Arrêté
puis libéré, il interrompt ses études et intègre les groupes armés de
l’Organisation spéciale en 1941. Arrêté à nouveau, il est emprisonné
à La Santé, Fresnes, Clairvaux et Blois, avant d’être transféré au camp
d’internement de Compiègne-Royallieu. En mars 1944, il est déporté
au camp de Mauthausen. Connaissant l’allemand, Pierre Daix travaille
avec l’organisation de résistance internationale clandestine et aide à
sauver des résistants français sans distinction d’origine politique. Il est
libéré le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge internationale.

Pierre Daix n’a pu prendre part à la rencontre. Il a adressé un message aux collégiens et aux lycéens.

Son témoignage a été enregistré le mardi 22 novembre lors d’un entretien avec Éric Brossard, professeur relais au musée de la Résistance nationale, devant les caméras du CRDP de l’académie de Créteil.

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Pour les autres vidéos, notamment d’Olivier Lalieu (historien au Mémorial de la Shoah), rendez vous sur le site de la CRDP.

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